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Rencontres de juillet 2016

publié le 8 décembre 2016

voici l’article et les photos qui rendent compte de ces 2 journées

RENCONTRE FRANCO-SUISSE DU DIMANCHE 3 JUILLET 2016
COURSE DES 4 SECTIONS (LE CHASSERON ET LES ROCHES BLANCHES)

Départ des sections de Besançon, Belfort, Dole et Vesoul pour se retrouver à La Chaux de Fonds en fin de matinée.
Le temps est incertain ; nous pique niquerons néanmoins au Bois du Petit Château où nous retrouvons amis suisses. Nous sommes environ une quarantaine.
Nous visitons le parc zoologique et son vivarium puis nous prendrons un café en haut de la tour Espacité d’où nous pourrons avoir une vue sur la ville et deviner son plan damier (dont les objectifs sont le partage du soleil, la création d’espaces de jardin et de déneigement)
Visite ensuite de la ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son urbanisme horloger depuis 2009 après une vidéo projetée à l’office du tourisme.
A la fin du XVII des paysans horlogers en terre neuchâteloise produisent des montres
destinées au monde entier. Habitats et ateliers sont étroitement liés et les manufactures avec leurs grandes fenêtres reflètent le besoin de lumière. L’ensemble urbain et architectural est dédié entièrement à la production horlogère ; L’art nouveau est introduit par les patrons horlogers qui sont amenés à voyager dans tout le monde et rapportent des idées. L’art Sapin est le style développé à la Chaux de Fonds.
Nous entrerons dans des immeubles aux façades singulières (en saillie) avec des cages d’escalier aux éléments décoratifs typiques (peintures, faux marbre, ferronnerie) et vitraux
Certains visiteront la maison de maître horloger avec atelier et d’autres le crématorium
Retour ensuite au chalet de la Prise Milord en passant par la vallée de la Sagne
Le repas du soir est pris en commun, le chalet est plein à « craquer »

Après un petit déjeuner plein de gourmandises et de boissons chaudes, nous faisons le tour du chalet et sommes subjugués par la qualité des jardins cultivés.
En effet, Julien, responsable des lieux avec Mary-Laurence, s’en occupe avec grand soin. La permaculture est la ligne écologique qui guide son action. Courgettes et potirons d’une vigueur exceptionnelle se dressent sur des tas de compost au milieu des pelouses soigneusement tondues. Dans la serre, tomates, aubergines, melons, poivrons entremêlent leurs ramures et leurs racines pour des échanges bénéfiques réciproques.

Et ce n’est pas tout. Après les plantes, les animaux ont leur place également. Comme dans la fable, oies, cochons, couvées animent l’espace environnant de leurs caquetages et bêlements.
Le volet pédagogique n’est pas oublié. Le chalet est ouvert aux enfants des écoles qui viennent observer et reconnaître les hôtes de ce petit zoo puis terminent leur visite dans un espace-jeux agréablement aménagé et sécurisé.

La permaculture apparaît donc comme un concept écologique global où tout le monde trouve sa place en symbiose avec la nature. Elle « ambitionne une production agricole durable très économe en énergie et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible » (Wikipédia).
Remarquable application de ces principes dans l’organisation du chalet de nos amis suisses.

Oyez bonnes gens ! Quittez la basse-cour et prenez de l’altitude, nous avons rendez vous à 10 h au télésiège de la Robella, un moment de survol silencieux au-dessus d’une forêt de pesses dont nous effleurons les cimes.

En route pour les Roches Blanches, une crête calcaire escarpée qui nous fait admirer le sommet du Chasseron à travers les squelettes blanchis de pins desséchés. Seule trace de vie animale, d’énormes fourmilières balisent notre sentier.

Pour le pique-nique, chacun se cherche en siège rocheux au milieu des gentianes avec si possible une vue imprenable sur le Chasseron.

Retour au choix : soit directement jusqu’au point de départ du télésiège avec 700 mètres de dénivelé- rotules fragiles s’abstenir- soit reprise du télésiège pour une descente tout confort.

Une agréable surprise nous attendait au chalet. Nos amis nous ont préparé un somptueux goûter présenté sur une immense table dans leur propriété. Tout s’y trouvait : du salé, du sucré, des quiches, des tartes, des cakes, des fruits, des fromages, boissons diverses et café.
Vraiment, ils se sont fendus, nos amis suisses, pour restaurer nos forces.
Seule ombre au tableau, Julien, les yeux rougis, nous annonce la mort de la doyenne de ses chèvres. Le matin même, elle ne s’était pas levée pour le petit déjeuner et le vétérinaire n’a rien pu faire pour la sauver.

En conclusion : belle rencontre pleine d’amitié et d’humanité. Dans une société qui perd ses repères relationnels de confiance, nous devons maintenir ces échanges entre sections des Amis de la Nature.

Christiane et Jean-Pierre

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